- Pour les professionnels libéraux non réglementés affiliés à la SSI (consultants, formateurs, développeurs...), le taux global de cotisation passe de 24,60 % à 25,60 %, soit 500 € de surcoût pour 50 000 € de chiffre d'affaires.
- La part des cotisations allouée à la retraite (base + complémentaire) atteint désormais 67,4 % du total versé — l'augmentation d'un point est intégralement investie dans les droits futurs.
- Pour les professions libérales réglementées (CIPAV), le taux global reste stable à 23,20 %, mais la part dédiée à la retraite passe elle aussi à 60,2 %.
Une hausse de taux ciblée et modérée
Cette réforme n'est pas une augmentation généralisée : elle concerne exclusivement les professionnels libéraux non réglementés, affiliés à la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Consultants, formateurs, développeurs web ou designers en micro-BNC sont concernés, avec un taux global de cotisations sociales qui passe de 24,60 % à 25,60 %.
Pour un chiffre d'affaires annuel de 50 000 €, cela représente un surcoût de 500 €. Cette hausse reste plus modérée que celle initialement envisagée (26,1 %). Les taux des autres activités (achat-revente, prestations de services BIC) ainsi que des professions libérales réglementées affiliées à la CIPAV demeurent, eux, inchangés.
Le véritable enjeu : la nouvelle ventilation des cotisations
L'aspect le plus structurant de cette réforme est la nouvelle répartition des cotisations entre les branches de la Sécurité sociale (maladie, retraite...). Pour les professionnels affiliés à la SSI, la part allouée à la retraite (base et complémentaire) atteint désormais 67,4 % du total des versements : l'augmentation d'un point est directement investie dans les branches qui génèrent les droits futurs.
Cette réallocation vise à corriger une limite historique du régime micro-social, conçu pour sa simplicité mais montrant ses limites en matière de constitution de droits sociaux robustes sur le long terme.
Un rééquilibrage qui s'étend aux professions réglementées
La cohérence de cette stratégie se confirme du côté des professions libérales réglementées affiliées à la CIPAV : leur taux global reste stable à 23,20 %, mais la répartition interne de leurs prélèvements est également remaniée pour porter la part dédiée à la retraite à 60,2 %.
L'objectif n'est plus seulement la facilité de création propre au statut de micro-entrepreneur, mais aussi la durabilité de la protection sociale construite tout au long de la carrière.
Les taux et seuils cités s'appliquent à compter du 1er janvier 2026 et dépendent de l'activité et du régime d'affiliation de chaque professionnel.