- Cinq ans après la création du statut de CGP indépendant (CGPI), seuls 6 % des CIF-CGP fournissent, selon l'AMF, du conseil exclusivement indépendant rémunéré en honoraires.
- Une étude du centre de finance de l'université de Regensburg, reprise par Les Échos, estime que le système des rétrocommissions réduit de 1,7 à 2 % en moyenne la performance annuelle de l'épargne des ménages européens.
- Interrogé sur sa clientèle après une première année d'activité, Jean-René Couasnon, fondateur de Cosedia Patrimoine, explique développer son réseau auprès des experts-comptables et notaires de sa région.
Un modèle encore minoritaire en France
Opter pour le statut de CGPI au sens MIF 2, et donc pour une rémunération uniquement en honoraires, requiert, au-delà de la conviction sur la valeur ajoutée de ce modèle, adaptabilité, persévérance et pédagogie. Cinq ans après la création de ce statut, seuls 6 % des CIF-CGP fournissent, selon l'AMF, du conseil exclusivement indépendant rémunéré en honoraires, avec reversement au client des éventuelles rétrocessions de commissions.
Aux côtés de pionniers comme Scala Patrimoine ou Alpha & K, des cabinets ont rejoint plus récemment les rangs de ce modèle, dont Origami Groupe et Cosedia Patrimoine, portés par une conviction commune : la transparence et l'absence de conflit d'intérêts qu'offre une rémunération uniquement en honoraires.
Le témoignage de Jean-René Couasnon
Interrogé après une première année d'activité, Jean-René Couasnon, fondateur de Cosedia Patrimoine, indique que sa clientèle est principalement composée de chefs d'entreprise, et qu'il développe son réseau auprès des experts-comptables et notaires de sa région. Il souligne l'importance de la pédagogie auprès de clients habitués aux conseillers rémunérés par rétrocommissions : « il faut expliquer la valeur ajoutée de notre indépendance pour développer un patrimoine sur le long terme ».
Le coût des rétrocommissions pour l'épargnant
Le dossier cite une étude du centre de finance de l'université de Regensburg, reprise par Les Échos, selon laquelle le système des rétrocommissions réduirait de 1,7 à 2 % en moyenne la performance annuelle de l'épargne des ménages européens. Sur 40 ans, les chercheurs estiment que le niveau de richesse des ménages, dans les pays où les rétrocessions ont été abolies, double par rapport aux autres.
Article résumé d'après le dossier publié par Funds Magazine n°176 (février 2024). L'étude citée sur l'impact des rétrocommissions est une source académique unique, à considérer comme un ordre de grandeur et non une donnée garantie pour chaque cas individuel.