- Le taux individualisé, calculé sur les revenus propres de chacun, remplace le taux du foyer comme régime par défaut — issu de la Loi de Finances pour 2024.
- Le montant total de l'impôt du foyer reste strictement inchangé ; seule la répartition du paiement entre les deux conjoints évolue au fil des mois.
- Les couples conservent le droit d'opter pour le taux du foyer, à tout moment via impots.gouv.fr ou lors de la déclaration de revenus.
La fin du taux unique par défaut
Jusqu'à présent, les couples soumis à une imposition commune se voyaient appliquer par défaut un taux personnalisé unique, calculé sur la moyenne des revenus du ménage. Depuis le 1er septembre 2025, le régime par défaut devient le taux individualisé.
Le principe, issu de la Loi de Finances pour 2024, est simple : le montant total de l'impôt dû par le foyer fiscal reste strictement inchangé. Ce qui change, c'est la répartition du paiement de cet impôt entre les deux conjoints au fil des mois, dans un objectif de rendre le prélèvement plus représentatif du niveau de revenus propres de chacun.
L'impact concret sur la fiche de paie
Prenons l'exemple d'un couple où l'un gagne 1 600 € par mois et l'autre 3 500 €, pour un impôt total mensuel de 296 € (taux du foyer de 5,8 % avant réforme). Après le passage au taux individualisé, le total prélevé reste bien de 296 €, mais la répartition est bouleversée : le conjoint aux revenus les plus modestes voit son revenu net mensuel augmenter d'environ 87 €, quand l'autre le voit diminuer d'autant.
Ce transfert de charge, s'il n'est pas anticipé, peut créer un choc budgétaire et nécessite un dialogue au sein du couple sur la gestion financière du ménage.
Vos options pour conserver le taux du foyer
Ce nouveau système par défaut n'est pas une fatalité : les couples conservent le droit d'opter pour le taux du foyer, en cochant une case dédiée lors de la déclaration de revenus, ou à tout moment de l'année via l'espace personnel sur impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».
D'autres outils de flexibilité restent disponibles : moduler son taux en cas de forte variation de revenus, opter pour un acompte trimestriel pour des revenus fonciers ou d'indépendant, ou renoncer à l'avance de 60 % des réductions et crédits d'impôt de janvier pour éviter d'avoir à la rembourser en septembre.
Les montants de l'exemple sont illustratifs ; l'impact réel dépend des revenus propres de chaque conjoint et de leur situation fiscale complète.