- Depuis le 1er avril 2025, le plafond du salaire pris en compte pour le calcul des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) passe de 1,8 fois le SMIC à 1,4 fois le SMIC.
- Pour les salariés dont le salaire brut dépasse ce seuil (environ 2 650 € brut mensuels début 2025), l'indemnité journalière brute maximale diminue d'environ 53 € à environ 41 € par jour.
- Les contrats de prévoyance collective, souvent définis sous déduction des IJSS brutes, doivent mécaniquement compenser cette baisse — ce qui va probablement entraîner une hausse des cotisations de prévoyance pour les entreprises.
La réforme des indemnités journalières et ses conséquences directes
Depuis le 1er avril 2025, le plafond du salaire pris en compte pour déterminer le montant des IJSS versées par la Sécurité sociale est abaissé, passant de 1,8 fois le SMIC à 1,4 fois le SMIC. Les IJSS correspondent en principe à 50 % du salaire journalier de base, lui-même calculé sur la moyenne des salaires bruts des 3 mois précédant l'arrêt (ou 12 mois pour une activité discontinue), dans la limite de ce plafond.
Tous les salariés dont le salaire brut dépasse 1,4 fois le SMIC (environ 2 650 € brut mensuels début 2025) sont concernés : pour eux, l'indemnité journalière brute maximale diminue d'environ 53 € à environ 41 € par jour. L'objectif affiché par les pouvoirs publics est une maîtrise des dépenses de l'Assurance Maladie, mais la couverture socle des salariés concernés s'en trouve réduite.
La prévoyance complémentaire collective, un relais indispensable
Face à cette diminution de la prise en charge par le régime de base, les contrats de prévoyance collective d'entreprise deviennent encore plus essentiels : ils visent à compléter les prestations de la Sécurité sociale pour garantir un certain niveau de revenu en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès (le maintien de salaire).
Ces garanties étant généralement définies sous déduction des prestations brutes de Sécurité sociale, une baisse des IJSS brutes oblige mécaniquement l'organisme de prévoyance à verser une part plus importante pour maintenir le niveau de revenu garanti — un transfert de charge de la Sécurité sociale vers les organismes complémentaires, qui va probablement se traduire par une hausse des cotisations de prévoyance collective.
Les montants indiqués sont des estimations basées sur le SMIC en vigueur début 2025 et évoluent avec les revalorisations du SMIC.