- Les PEL ouverts à partir du 1er mars 2011 sont bornés à 15 ans : au terme, le contrat est résilié de plein droit, avec perte des droits à prêt non exercés.
- Le capital, rémunéré jusque-là au taux contractuel de 2,50 %, bascule instantanément vers un livret bancaire fiscalisé ordinaire, à des conditions souvent proches de zéro.
- Un nouveau PEL ouvert en 2026 affiche un taux de 2,00 % brut, ramené à 1,40 % net après le Prélèvement Forfaitaire Unique de 30 % — un niveau qui peine à rivaliser avec le Livret A ou les fonds en euros.
La mécanique de la clôture automatique
Contrairement aux générations antérieures, qui jouissaient d'une durée de vie illimitée, les PEL ouverts à partir du 1er mars 2011 ont été conçus comme des produits d'épargne à moyen terme, strictement bornés dans le temps. Au terme des 15 ans, le contrat est résilié de plein droit — avec deux conséquences immédiates : la perte définitive des droits à prêt non exercés, et la transformation comptable du plan en un livret bancaire fiscalisé ordinaire.
Pour l'épargnant, l'inertie n'est plus une option : le capital, jusqu'alors rémunéré au taux contractuel de 2,50 %, bascule instantanément vers des conditions de marché souvent proches de zéro, avec une perte de rendement réelle si aucune décision de réinvestissement n'est prise.
L'équation fiscale et les nouvelles opportunités
L'environnement fiscal a changé depuis l'ouverture de ces plans. L'application du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % sur les intérêts des nouveaux supports réduit considérablement l'attrait d'un simple « roulement » vers un nouveau PEL. Le taux des plans ouverts en 2026 est fixé à 2,00 % brut, soit un rendement net de 1,40 % — un niveau qui peine à rivaliser avec l'épargne réglementée liquide (Livret A) ou les fonds en euros d'assurance-vie.
Dans ce contexte, conserver sans arbitrer les fonds transformés en livret bancaire est la moins bonne des options. L'arbitrage se fait entre liquidité, protection contre l'inflation et préparation des projets à venir.
Les taux et montants cités sont ceux en vigueur à la date de rédaction ; le choix de réallocation dépend de la situation et des projets de chaque épargnant.